Communauté d’Aedan, bonjour ! Quête 1

L’un des objectifs de ce blog est d’offrir à chacun des lecteurs, familles, groupes de jeunes, etc… qui s’aventurent dans le monde des six royaumes, une possibilité d’approfondir la lecture par une quête de sens sous la forme d’une chasse au trésor. Comme partagé avec vous dans mes articles dédiés au rapport entre fiction et réalité, on peut lire les livres de la trilogie fantastique comme une aventure épique, ou augmenter l’expérience en pénétrant plus profondément dans le récit pour y chercher des indices qui nous renvoient à notre réalité, notre vie, notre monde. C’est là que j’attends les curieux ! Armez-vous de perspicacité et d’intuition et partons ensemble en quête se sens. Si vous avez des questions, n’hésitez pas à utiliser les commentaires pour les poser et j’y répondrai dès que possible. Vous êtes prêts ?

1. Alors commençons par le commencement : Les Fils d’Orbios, chapitres 1 & 2 .

« Tout a commencé longtemps avant que le premier homme ne foule notre terre. En fait, je doute fort qu’il y ait eu un commencement. La mesure du temps est une chose bien curieuse qui régit la vie des hommes et suit la course des astres. Or en ce temps-là, elle n’avait pas lieu pas d’être. Les Arios immortels peuplaient le Royaume sans nuit où la lumière demeure même après le coucher du soleil. Ils ne connaissaient ni la peur de mourir, ni la crainte de vieillir. La vie jaillissait comme une source intarissable dont il n’y avait pas lieu de douter. C’était un âge béni. » (Les Fils d’Orbios, p. 12) Les Arios sont des seigneurs immortels. Leur nom est tiré d’une langue celtique et signifie « seigneur ou homme libre ». Le féminin est Aria.

C’est ainsi que débute le récit qui raconte la genèse, ou le début, de l’histoire des six royaumes, du peuple des Hautes Landes et du Royaume au-delà des montagnes.

A quoi vous font penser ces deux premiers chapitres ? Y a -t-il d’autres textes connus qui vous viennent à l’esprit ? Et si, pour quelles raisons ?

Le récit des Fils d’Orbios débute bien avant la venue au monde du premier homme, Orbios. Nous sommes projetés dans un Royaume sans nuit, où le temps n’a pas cours puisqu’il n’est pas marqué par le rythme des jours et nuits, des astres et des saisons. C’est un monde hors du temps mesurable.

Comment décririez-vous la qualité de vie ? Quelles sont les relations entre l’Ancien qui est le souverain de ce royaume de beauté et le prince héritier, son fils ? ( Les indices sont à la page 15)

Arios du Royaume sans nuit

2. Un jour, quelque chose d’inattendu se produit.

« …jusqu’au jour où le vent rapporta un murmure plus doux que tout ce que le prince et son père avaient chuchoté jusque-là.

Il y eut un grand silence dans le peuple, comme si l’on était à l’aube d’une ère nouvelle. Le souverain suprême allait parler. Il était sur le point de créer son chef d’œuvre, et le prince héritier, qui était dans la confidence, était au comble de la joie. Chacun se demandait quel pouvait être l’objet de tant de passion. On avait entendu que l’Ancien choisirait quelqu’un qui puisse régner avec lui et son propre fils. » (p.15) A votre avis, de quoi s’agit-il ?

Que penser d’un souverain qui collabore en parfaite harmonie avec son fils dans le but de donner la vie à une créature avec qui partager son royaume ? Est-ce courant de voir un roi vouloir associer ses sujets à son règne ? Comment comprenez-vous ce désir et ce projet ?

Nous allons assister dans ce chapitre et le suivant à la création d’Orbios, le premier homme de la terre des six royaumes, et de Sentice, la première femme.

Dans l’histoire de l’humanité, beaucoup de visions s’affrontent pour expliquer et donner du sens à l’apparition de l’être humain sur terre. Pour les uns, c’est une suite accidentelle de mutations dues à la sélection naturelle, sans but ni projet, sans acte créateur.

Aujourd’hui, un courant scientifique important admet l’idée d’un dessein intelligent ( Intelligent Design) comme beaucoup plus probable qu’une suite d’événements et de sélections aléatoires.

Les peuples et civilisations ont tous de récits et des légendes au sujet de la création du monde. La foi judéo-chrétienne se fonde sur l’idée d’un Créateur qui prend plaisir à ce qu’il fait et se réjouit de sa création à l’image d’un artiste heureux d’avoir engendré une œuvre (cf Genèse chapitre 1 & 2). Y aurait-il quelque chose de cet ordre dans le récit des Fils d’Orbios ?

3. Le mystère de l’ombre.

Mais… le magnifique projet de l’Ancien et de son fils ne plaît pas à tout le monde. En fait il provoque la jalousie d’un Arios appelé le Grand Chantre. Ce personnage, qui portera plusieurs noms au cours de la trilogie (Dubumaglos, le Prince Noir, le Félon, l’Astre Eteint), est à l’origine un fervent adorateur de l’Ancien. Comment décririez-vous le changement qui s’opère en lui et le mène à une rébellion ouverte ? Quelle en est la raison selon vous ? Cela aurait-il pu être éviter ?

«  Mais par un mystère que je ne puis qu’entrevoir, il laissa l’ombre le toucher avant de l’engloutir dans l’obscurité la plus totale » p. 16. Comment comprendre cela ? Les indices se trouvent dans les p.16 et 17.

Orbios et Sentice commencent leur existence dans une combe abritée des vents, un jardin luxuriant, nommé Aiucumba, la combe d’éternité. Quel est le thème évoqué ici ? A quoi cela vous fait-il penser ?

Ils jouissent d’une vie agréable sous la protection de l’Ancien. Le territoire est vaste et permet d’y faire de nombreuses découvertes. Le souverain leur permet de jouir de tout en toute liberté mais il place une limite : ne pas franchir la porte d’Aiucumba sous peine d’y perdre la vie.

Survient le Félon, le Grand Chantre déchu de sa position après s’être ouvertement rebellé. Comment tente-t-il de convaincre Orbios et Sentice de franchir la porte ? Quels sont ses arguments et comment sème-t-il le doute sur les intentions bienveillantes de l’Ancien ? Votre terrain d’exploration se trouve aux pages 26 et 27. Qu’en pensez-vous ?

Le Félon est exilé, mais c’est lui qui consomme sa rébellion et choisit de se faire l’ennemi de le l’Ancien. Il tente d’entraîner avec lui les créatures qu’il abhorre. Orbios et Sentice ont leur libre arbitre et font un choix qui va leur coûter cher. Une fois la porte passée, la désillusion les attend. « Désormais, leur amour oscillait entre confiance et défiance, leurs paroles entre miel et fiel. »

Le Grand Chantre leur avait menti en prétendant qu’ils n’étaient que des créatures apprivoisées : « Souhaitez-vous servir de divertissement à un seigneur qui vous regarde comme de vulgaires animaux de compagnie ? » Maintenant qu’ils avaient pu franchir la porte d’Aiucumba de leur plein gré, Orbios et Sentice comprenaient qu’ils avaient été réellement libres, mais trop tard.

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